Top100 Fiscal: Interview Amine Diouri – L’Economiste


Questions à Amine Diouri, Responsable de l’Observatoire Inforisk sur les EntreprisesL’Economiste: Quels enseignements tirez-vous de cette cartographie de contribution à l’IS?
– Amine Diouri:
Les 300 sociétés de notre classement figurent parmi les 500 plus grandes entreprises en termes de chiffres d’affaires. Elles représentent seulement 0,2% de la population totale d’entreprises actives mais plus de 45% de l’impôt sur les sociétés. Leur contribution globale (IS+autres impôts et taxes) représente en moyenne 3,2% de leur chiffre d’affaires, avec néanmoins de fortes disparités entre les secteurs. Dans les télécoms, ce ratio s’établit à 13,5% et tombait à 1,7% dans la grande distribution.
– La charge repose donc sur une poignée d’entreprises?
– Les secteurs banques & assurances, télécoms, ciments et phosphate paient pratiquement le tiers de l’IS. Les deux premiers sont les principaux pourvoyeurs de cet impôt avec 21% de la collecte en 2013.
– Avez-vous relevé des surprises dans votre investigation?
– L’élément le plus surprenant est la position de la Société marocaine des tabacs. Elle a été en 2013 la société ayant le plus contribuée à l’IS et aux autres impôts et taxes devant les mastodontes comme Maroc Telecom, l’OCP ou encore Attijariwafa bank. Elle a versé au total 61% de son chiffre d’affaires. C’est dire que les fumeurs contribuent fortement aux recettes de l’Etat, sans compter les rentrées de TVA qui ne sont pas prises en compte dans notre étude.


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