Bourse PME: Interview Amine Diouri – L’Economiste


Amine Diouri, Responsable Etudes et Communication chez Inforisk

– L’Economiste: Relevez-vous des surprises dans votre benchmark? 
– Amine Diouri: L’étude ne fait que confirmer ce qui n’était, à la base, que des hypothèses, à savoir que les PME cotées résistent mieux que leurs pairs non cotés. Notre échantillon  «miroir» est constitué d’entreprises concurrentes dans les mêmes secteurs d’activité et ayant un chiffre d’affaires équivalent. En termes de revenus et de rentabilité, les entreprises cotées se comportent mieux.

– Seulement 0,1% des PME sont cotées en Bourse. Quelles sont les explications à ce manque d’intérêt?
– Il y a à mon avis une double explication. La première est d’ordre culturel. Le financement par les marchés n’est pas ancré dans les mœurs. En second lieu, la cotation en Bourse implique une transparence totale des comptes de l’entreprise. Et de nombreuses sociétés ne sont pas encore dans cet état d’esprit. Elles ont encore d’énormes progrès à réaliser en matière de gouvernance notamment. Par ailleurs, les conditions d’accès au marché peuvent constituer des freins. Maroc PME estime qu’il y a un réservoir de 500 à 1.000 PME prétendantes à une cotation en Bourse. Mais le coût d’une telle opération et les conditions de séjour sur la cote peuvent refroidir bon nombre de candidates.

– Par rapport aux pays comparables, que représente le financement par les marchés financiers pour les PME?
– Les levées de fonds en Bourse des entreprises est une goutte d’eau par rapport au financement bancaire (encours de 320 milliards de dirhams) et au crédit inter-entreprise (364 milliards de dirhams). A l’échelle du continent, le constat n’est pas fameux. Sur les 2.000 sociétés cotées sur les Bourses africaines, l’on répertorie 60 PME en Afrique du Sud, 24 en Egypte et 15 au Maroc.


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